Alors voilà , je suis une scribe boulimique. Je ne peux pas écrire un roman tout seul, peur du manque ou du vide, je n'en sais rien mais c'est comme ça. J'ai le même problème avec la lecture, je ne lis jamais un livre sans en avoir un autre à lire ensuite (qui me plaît, bien évidement). Le problème, c'est que parfois c'est difficile de maintenir le cap dans ces conditions : dur de ne pas écrire tous les textes sur le même ton, ni reprendre le même sujet, ne pas inter-changer les personnages.

Parfois, j'écris trois choses à la fois et j'ai une autre idée irrépressible qui survient alors que je m'en sors déjà à peine avec les autres. Alors, je note tout dans un calepin, mais j'ai remarqué que ce n'est pas pareil, l'idée est quelque chose que je ne peux pas développer avec ma tête mais je dois le faire avec ma main. Il n'y a qu'au bout de plusieurs pages d'écriture spontanée que je commence à entrevoir ce que mon intuition cherchait à me dire et que l'idée se construit. Si je ne fais que noter quelques lignes sur un calepin, lorsque j'ai enfin le temps de développer l'idée, son contenu affectif s'est envolé, et il n'en reste qu'un squelette vidé de ses promesses

Depuis que j'ai découvert les AT, je suis heureuse, parce que ça me permet de jongler entre textes longs et textes courts, tout en allant au bout de chaque idée. J'ai beaucoup appris avec ce travail, parce qu'il exige une réflexion sur la méthode et sur la structure du texte que l'on peut appliquer ensuite à un roman. En plus, la relecture est quand même moins épuisante, et la demande de bêta-lecture plus immédiate et accessible.
Bon, ben... j'espère que je ne suis pas hors sujet...

c'était une petit hommage à tous ceux qui travaillent sans méthode réelle comme moi et au feeling
